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Guinée : la médecine traditionnelle au cœur des enjeux de recherche et de santé publique

Rédaction Topguinee10 oct. 2026 · 15:23 4 min de lecture 32 vues
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Guinée : la médecine traditionnelle au cœur des enjeux de recherche et de santé publique

La Guinée entend renforcer la place de la médecine traditionnelle dans son système de santé à travers la recherche scientifique, la valorisation de la pharmacopée et une meilleure collaboration entre chercheurs et tradipraticiens. Cette ambition a été au centre de la célébration en différé de la Journée internationale de la médecine traditionnelle, organisée ce samedi 10 octobre 2026 à la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée, en présence de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Dr Makalé Traoré, ainsi que de responsables sanitaires, scientifiques et de représentants d’institutions internationales.

Placée sous le thème « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement de la médecine traditionnelle en vue de la réalisation de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine », la rencontre a permis de mettre en lumière les avancées enregistrées et les défis liés à la reconnaissance et à l’encadrement de cette pratique.

Le directeur général de l’Académie des sciences de Guinée, le Pr Mamadou Aliou Baldé, a insisté sur la nécessité de transformer les connaissances traditionnelles en solutions de santé accessibles et fiables. Il a rappelé les efforts engagés depuis l’indépendance pour valoriser ce patrimoine et les résultats obtenus grâce aux travaux des chercheurs guinéens.

« Grâce aux efforts conjugués des chercheurs, des professionnels de santé et des acteurs du développement, la Guinée dispose aujourd’hui d’importants résultats dans la prévention et la prise en charge de nombreuses pathologies infectieuses et chroniques », a-t-il souligné. 
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Il a également estimé que les perspectives offertes par le programme Simandou 2040 pourraient favoriser l’émergence d’une industrie nationale de phytomédicaments.

De son côté, la directrice nationale de la Santé communautaire et de la Médecine traditionnelle, Dre Makony Donato, a présenté les dispositifs mis en place pour structurer le secteur, notamment la politique nationale et le plan stratégique 2023-2027. Elle a néanmoins relevé des insuffisances dans le financement et la coopération entre médecine traditionnelle et médecine conventionnelle.

« Cet état de fait constitue un grand risque pour la santé de la population, car il favorise la circulation de faux médicaments et l’existence de faux praticiens aux côtés des traitements authentiques », a-t-elle averti. 
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Pour sa part, le directeur général de l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG), Elhadj Seydou Baldé, a mis en avant les résultats scientifiques obtenus par son institution. 

« Aujourd’hui, au niveau de cet institut, nous sommes à plus d’une cinquantaine de publications scientifiques et les résultats ont contribué à l’obtention de plusieurs brevets internationaux », a-t-il indiqué, citant notamment des recherches sur l’hypertension, le diabète et le VIH.
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Les échanges ont également souligné l’importance d’une meilleure collaboration entre les chercheurs et les tradipraticiens. Un praticien présent à la rencontre a estimé que ce rapprochement était indispensable pour faire progresser le secteur. 

« Ce que nous sommes en train de constater présentement, c’est qu’avec la bonne collaboration des chercheurs, ça pourra vraiment avancer », a-t-il déclaré.

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À travers cette rencontre organisée à la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée, les participants ont ainsi appelé à renforcer les financements, à protéger les savoirs traditionnels et à soumettre les produits médicinaux à une évaluation scientifique rigoureuse, afin de contribuer à l’amélioration de la couverture sanitaire en Guinée.


Thierno Amadou Diallo